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Les spécificités du MDS

Le MARATHON DES SABLES est une épreuve qui présente quelques spécificités majeures à bien prendre en compte dès le début de la préparation.

 

Une course à étapes

C'est, à la base, une différence importante par rapport aux épreuves non stop que l'on voit fleurir depuis quelques années. Il y a une vrai différence de gestions de course et de récupération entre une épreuve de 240km en 6 étapes et une course non stop de 180km.

Vu le fractionnement habituel des étapes, même un coureur de seconde partie de peloton aura toujours une quinzaine d'heures de récupération entre deux étapes, ce qui est à la fois un atout (on peut se soigner, dormir,...) mais aussi un piège (avec l'arrêt on voit apparaitre pas mal de douleurs).

Le rythme de course peut éventuellement être différent. Sur un non stop on gère lentement sachant que tout phase de repos sera comptée dans le temps de course. Là on peut éventuellement se permettre de lâcher un peu les chevaux (tout est relatif, bien sûr) sachant qu'on pourra se poser ensuite.

 

Autosuffisance

Du petit déjeuner du jour 1 à celui du jour 6, on doit tout avoir avec soi. Si on excepte l'eau (fournie de façon régulière par l'organisation) et la tente (montée quand on arrive) pour tout le reste on se doit d'être autonome.

Bien sur cela a un impact direct sur la taille et le poids du sac, d'où un des thèmes récurrents lors des préparations au MDS : Comment alléger mon équipement ? On aura bien sur l'occasion d'en reparler souvent dans les post à venir.

 

Allure Libre

Ca c'est plutôt le facteur facilitant. Ici pas de barrière horaire tendue comme on en trouve parfois sur les utlras. La vitesse minimum est en général inférieure à 4km/h (3.85 en 2014 me semble t-il) ce qui veut dire (et l'expérience l'a déjà montrée) que de bons randonneurs peuvent tout à fait finir dans les limites.

L'objectif est bien d'essayer d'emmener un maximum de concurrents au bout, sans pour autant rogner sur le niveau de l'épreuve en tant que telle.

 

240 km

C'est à la fois beaucoup et peu. C'est vrai que si on raisonne sur 240km en tant que tel, ça va sembler énorme à pas mal de coureurs. Maintenant, si on regarde de près le découpage de la course, ce sont en fait des étapes d'un quarantaine de kilomètres sauf pour l'étape longue qui en fait 80 mais qui se déroule sur 2 jours (34h pour la partie course).

Donc au final, si on considère que les participants sont quand même un minimum entrainés et qu'ils ont probablement tous déjà gouté au marathon, les distances ne sont pas vraiment inconnues. Mais la distance ne fait bien sûr pas tout au MDS. L'environnement a aussi son mot à dire

 

Vous reprendrez bien un peu de désert ?

Hé oui, la course se déroule au sud du Maroc, dans la zone saharienne.

Tout de suite quand on pense Sahara, on voit les dunes de sable, et il ne faut pas s'y tromper, mais du sable il y en a. Mais le désert ce n'est pas que les dunes de sable. C'est aussi de la rocaille de "l'herbe à chameaux", des oueds (cours d'eau) bref une multiplicité de terrains qui vont impacter fortement les modes de progression !

Et puis qui dit désert dit chaleur. 30, 35, 40°... D'une année sur l'autre les conditions changent mais on sait qu'au plus fort de la journée le soleil peut taper fort. On peut y ajouter du vent, et même du froid la nuit pendant laquelle la température peut aller taquiner les 0°. Ca oblige l'organisme à gérer une amplitude thermique importante.

 

Bref vous l'aurez compris, toutes ces spécificités (et quelques autres également) vont devoir être prises en compte si on veut arriver au bout du voyage.

Elles vont toutes réapparaitre progressivement au fil des sujet que nous allons traiter ici.

 

Bonne journée

Tag(s) : #course

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