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Préparer ses pieds (part II)

Préparation spécifique (suite)

La protection physique

L'autre solution est de se panser les pieds avec de l'elastoplast soit tous les matins (mais il faut transporter l'elasto et avec le sable c'est pas toujours simple à faire), soit pour toute la durée de la course, en espérant le retirer seulement le dernier jour.

Quelques points d'attention:

- Dans ce cas le pied ne va pas beaucoup respirer y compris le soir au bivouac. Pour ceux qui transpirent  ou en cas d'orage (c'est déjà arrivé), ça risque fort de macérer un peu.

- Il faut faire attention le soir au bivouac lorsque vous retirez vos chaussettes. La colle de l'elasto a tendance à se fixer aussi sur la chaussette et on risque de tout arracher.

- Petite astuce pratique, lorsque vous préparez vos bandes d'elasto, pensez à couper les angles de l'elasto, et de faire des arrondis, cela évite à l'élasto de se decoller

- Cette protection prend aussi un peu de volume. Il faut en tenir compte pour le choix de la taille des chaussures et tenir compte du fait que le pied va quand même gonfler. Donc si l'elasto est trop tendu au départ, vous risquez d'être obligé de l'enlever en cours de route.

Préparer ses pieds (part II)

certains ont recours à des pansements, type Compeed sur les zones exposées. La encore, cela peut avoir des effets négatifs car sous la chaleur le pansement peut se décoller et former un volume supplémentaire et occasionne frottements ou brûlures comme un petit cailloux dans la chaussure.

 

Pour vous mesdames !

Même si vous pensez vous faire belle pour rencontrer Georges CLOONEY ( si c est le cas, appelez vite Isange), dans le désert, ne mettez pas de vernis sur vos ongles de pied. En effet, il ne sera pas possible d'évaluer et soigner un hématome sus unguéal


L’entretien pendant la course

Normalement, si vous êtes habitué à ce type d’épreuves et que vous ayez fait une préparation sérieuse des pieds, il n’y a pas de soucis. On abandonne rarement le Marathon des Sables pour une ampoule, les coureurs le savent…

Sur le Marathon des Sables, il y a une équipe médicale qui peut apporter des soins aux coureurs en cas de besoin. Normalement leur rôle est limité aux cas lourds, mais dans la pratique il y a une marge de tolérance dans l'interprétation de ce niveau de gravité

Cependant, mieux vaut prévenir que guérir…

- Dans votre sac à dos, emportez une ou deux paires de chaussettes (par temps sec, une est suffisante)fines, légères et aérées pour permettre aux pieds de respirer.

- Changez de chaussettes tous les jours de façon à les laisser s'aérer

- Nettoyez-vous bien les pieds à chaque arrivée au bivouac. Ca vaut le coup de consommer un peu de son eau pour ça, ou à l’aide de produits qui ne nécessitent pas de rinçage.

- Par contre, et il s'agit là d'un avis personnel, je ne suis absolument pas favorable au fait de s'enduire les pieds de crème tous les matin (voir plusieurs fois par jour). Même avec des guêtres, il y aura toujours un peu de sable dans les chaussures, et si vos pieds sont "gras", le sable va s'y coller.

- Le soir, après avoir bien nettoyé vos pieds, laissez les à l’air libre (ou mettez des chaussettes légères si vous avez des blessures) mais avec des sandales. Il faut laisser les pieds respirer au maximum…

Préparer ses pieds (part II)

Les soins en course :

Si une ampoule se forme et/ou qu'une plaie apparaît, vous avez deux solutions.

- Vous avez 2 heures à tuer et vous allez vous faire soigner à l'infirmerie

- Vous être un dur à cuire et vous traitez votre ampoule vous même.

Préparer ses pieds (part II)

Si le premier cas vous demandera juste du temps, pour le second il vous faudra un peu de matériel.

Il faut savoir qu'une ampoule percée peut s'infecter rapidement. Donc tant que l'ampoule est hermétique, le risque d'infection reste très limité.

Pour une ampoule non percée, le plus simple est de

- bien nettoyer la zone autour de l'ampoule
- prendre une seringue montée avec l'aiguille et l'éosine 1ml, et percer l'ampoule (la taille du trou étant celle de l'aiguille on limite le risque d'entrée de corps étrangers)
- aspirer le liquide de l'ampoule.
- une fois l'ampoule vidée, injectez directement ce mélange d'éosine et de sérosite sans manipulation de la seringue, dans l'ampoule (le mélange n'est pas indispensable et est juste là pour éviter d'injecter uniquement de l'éosine... Ca pique !)
- Une fois que l'éosine s'est bien répandue, aspirer le tout et faire des petits trous dans la peau morte
- protégez la zone. Si vous avez eu une ampoule aujourd'hui il y a toutes les chances de croire que cela continuera demain ! Si la course ne redémarre que le lendemain et qu'il n'y a pas trop de vent ni de sable, la laisser à l'air jusqu'au départ.

Préparer ses pieds (part II)

L'idéal est de pouvoir laisser ça globalement à l'air libre. L'éosine sert de désinfectant et doit normalement favoriser le séchage de la plaie. Bon dans le cadre du Marathon des Sables, comme le lendemain vous allez recourir dessus, l'effet "séchage" risque de ne pas être d'une grande efficacité, sauf peut être lors de la journée de repos après l'étape longue.

Si l'ampoule est percée et si la peau est déchirée, ne pas couper la peau restante tant que la course n'est pas terminée. Cela sert de pansement naturel. Par contre désinfecter et protéger efficacement, et couper la peau à la fin de la course.

PS : Un grand merci à Isabelle PAUCOT , surnommée Isange par les coureurs. pour ses précieux conseils sur le sujet

Préparer ses pieds (part II)
Tag(s) : #equipement, #course, #hygiene

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